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Le mot Yōkai (妖怪) signifie “phénomène étrange dont on se méfie”. Ils sont un ensemble de fantômes, monstres, créatures imaginaires, esprits, divinités locales qui appartient aux traditions populaires japonaises. Les Yōkai sont souvent associés aux rites shintō et au bouddhisme alors que les vraies divinités de ces religions ne font pas parties de ce groupe. Ils sont présents dans des contes anciens et des estampes de deux périodes. Tout d’abord pendant l’ère Heian (~ 700 ap J-C) où ils font leur “apparition” puis pendant l’ère Edo, le moyen âge japonais, qui a vu se développer un commerce avec les hollandais d’abord avant la fermeture totale du pays, puis à la fin de l’ère Edo au XIXème siècle quand le shogunat est tombé, laissant la part belle à toute sorte de légendes urbaines et monstres en tous genres.
Shigeru Mizuki, un mangaka reconnu de gekiga, a été très fasciné par les Yōkai et les a beaucoup étudiés. En 2007, il a remporté le prix du meilleur album du festival d’Angoulême pour NonNonBâ qui met en scène des Yōkai. Depuis il a sorti “Yōkai, dictionnaire des monstres japonais” en deux volumes (A/K et L/Z) qui regroupe plus de 500 de ces créatures du bestiaire nippon.
Le nom de ce blog est d’ailleurs tiré de l’un de ces monstres. J’ai raccourci le nom pour proposer une adresse correcte. Il s’agit de Happyaku Yadanuki qui signifie “les 800 (happyaku) blaireaux”. Ces Yōkai font partie du groupe de créatures pouvant se métamorphoser. Leur histoire se déroule au mont Iyo Matsuyama sur l’île de Shikkoku. Ils sont réputés pour chasser les renards et donc aider les populations locales qui leur en sont reconnaissantes. Enfin voilà pour l’anecdote
