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Non ce n’est pas l’année de création des Kanji, loin de là ! En fait c’est le nombre de Kanji recommandés à l’usage général par le Conseil de la Langue Japonaise, un organisme du ministère de l’éducation nationale japonais. Ces 1945 kanji sont nécessaires pour pouvoir lire (et accessoirement comprendre) entièrement un journal nippon. Ils ont été redéfinis en 1981 par le ministère.
La langue japonaise comporte deux syllabaires, appelés les Kana. Ils sont divisés en deux groupes. Les hiragana permettent d’écrire les terminaisons des verbes et adjectifs ainsi que les particules et certains adverbes et onomatopées. Les katakana servent à écrire des mots d’origine étrangères, ainsi que des onomatopées. Ils ont aussi pour fonction d’insister sur un mot, un peu à la manière de notre écriture italique pour mettre en valeur un terme.
Les Kanji ont été introduit au Japon vers le IVème siècle via la Corée. Ils ont été utilisés pour retranscrire la langue japonaise qui ne possédait alors pas encore de système d’écriture. Kanji (漢字)signifie “caractère (字) des Han (漢)” (dynastie chinoise des Han). A titre d’exemple, les Kanji représentent environ 80% des signes dans un article de journal ! Il est donc important de les apprendre quand on se lance dans l’étude de la langue
Au Japon, l’étude des Kanji se fait en deux temps. Le petit japonais doit connaître 1006 signes à l’issue des 6 années qui composent l’école primaire. Ces 1006 premiers caractères sont appelés les Gakushuu Kanji. Au collège, l’étudiant apprend les 945 kanji restants appelées Jōyō Kanji, c’est à dire kanji d’usage général.
Pour vous lancer dans cet apprentissage qui paraît difficile mais qui est au final très amusant, il est nécessaire d’acheter certains livres. Je vous conseille le “Kanji to Kana” de Wolfgang Hadamitzky et Pierre Durmous aux éditions Maisonneuve (ISBN 2-7200-1057-X) qui est très critiqué par certains mais qui est très utilisé en licence de japonais. Cela n’engage que moi mais je trouve qu’il est très complet, malgré un vocabulaire proposé des fois pas très utile. Vous pouvez également vous procurer le tome 3 de la méthode assimil qui reprend un peu à la manière du “Kanji to Kana”, les 926 caractères abordés dans les 2 tomes. Enfin, un livre, qui est je dirais indispensable à l’écolier japonais, puisque très utilisé à l’école primaire japonaise, est le Kumon Gakushuu Kanji qui est un livre ludique, bien illustré, facile d’approche avec du vocabulaire usuel et utile !
