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Lady Snowblood ou Shurayukihime (修羅雪姫) est un film japonais réalisé par Toshiya Fujita, sorti en 1973. D’une durée de 97 minutes, il conte l’histoire d’une mère, privée de sa famille, humiliée et violée, qui donne naissance à une fille qui devra assouvir sa vengeance. Yuki, la fille sera élevée pour devenir un instrument de vengeance redoutable.

Le rôle principal de Yuki est tenu par Meiko Kaji, qui joue également dans le deuxième volet sorti l’année suivante : Lady Snowblood 2 : Love Song of Vengeance. Le film a inspiré fortement Quentin Tarantino pour Kill Bill. Une chanson de Meiko Kaji (the Flowers of Carnage), qui était alors aussi chanteuse, est sur la bande originale du film. Le film a également inspiré un manga de Kazuo Koize et Kazuo Kamimura traduit en 2005 en anglais pour Dark Horse Comics puis en français chez Kana dans la collection Sensei en 2 doubles tomes en novembre 2007.

Hayao Miyazaki (宮崎 駿) est un réalisateur japonais de films d’animation. Il est né le 5 janvier 1941 et il est le cofondateur du Studio Ghibli. Ses oeuvres sont presque inconnues en Occident jusqu’en 1999, sauf peut être par certains initiés, avec la sortie internationale de Princesse Mononoke. Ses films rencontrent un grand succès partout dans le monde, surtout au Japon où certains ont battu des records d’affluence.

Il explore souvent les mêmes thèmes principaux comme la relation à l’humanité, la nature, l’écologie, la technologie. En 2006, le magazine Time le place comme une personnalité asiatique des plus importantes des 60 dernières années. Son enfance est marquée par la seconde guerre mondiale qui a dévasté Japon. Cela inspirera beaucoup son oeuvre. Son père est directeur de Miyazaki Airplane, une entreprise aéronautique qui produit des ailerons pour des avions japonais. Cela a fort marqué Hayao Miyazaki, et cela se ressent beaucoup dans ses films, où l’aviation est très présente (dans Porco Rocco ou Laputa par exemple).

Films (en tant que réalisateur) :

  • 1978 : Conan le fils du futur (未来少年コナン)
  • 1979 : Lupin III : Le château de Cagliostro (ルパン三世カリオストロの城)
  • 1984 : Nausicaä de la vallée du vent (風の谷のナウシカ)
  • 1986 : Laputa – Le château dans le ciel (天空の城ラピュタ)
  • 1988 : Mon voisin Totoro (となりのトトロ)
  • 1989 : Kiki la petite sorcière (魔女の宅急便)
  • 1992 : Porco Rosso (紅の豚)
  • 1997 : Princesse Mononoke (もののけ姫)
  • 2001 : Le voyage de Chihiro (千と千尋の神隠し)
  • 2004 : Le château ambulant (ハウルの動く城)
  • 2008 : Ponyo sur une falaise (崖の上のポニョ)

Takeshi Kitano (北野 武), surnommé Beat Takeshi (ビートたけし) de par son ancienne carrière de comique, est un réalisateur, acteur, animateur de télévision, peintre, chanteur et comique japonais. Il est né le 18 janvier 1947 à Tōkyō. Il quitte l’université Meiji où il faisait des études d’ingénierie, pour trouver un petit travail comme garçon d’ascenceur dans une boîte de nuit du quartier Asasuka à Tōkyō qui faisait office de théâtres de sketches comiques entre autres. Un jour il remplace directement un comique absent.

En 1972, il crée avec un ami Kiyoshi Kaneko, les Two Beats (Beat Takeshi et Beat Kiyoshi) et fait des manzai, c’est à dire des sketchs d’improvisation verbale. Sa performance lui vaut d’être approché par un producteur de télévision qui lui propose de devenir animateur. Il accepte et devient l’animateur que le Japon connaît.

En 1983, le réalisateur de l’Empire des Sens (1976), Nagisa Oshima, l’engage pour jouer dans son film Furyo (qui signifie “voyou”), dans le rôle d’un sergent sadique d’un camp de militaires pendant la seconde guerre mondiale. On lui propose de remplacer Kinji Fukasaku à la réalisation de Violent Cop en 1989. En 1994 il est victime d’un grave accident de moto, qui l’oblige à subir une opération chirurgicale pour retrouver l’usage d’un côté de son corps, alors paralysé. C’est l’origine des tics qu’on lui connaît, il a admis que l’accident était en fait une tentative de suicide.

La carrière de Takeshi balance entre deux facettes : Takeshi Kitano, qui apparaît comme l’homme sérieux, impassable, et Beat Takeshi, toujours près à déconner. Dans ses films on le retrouve souvent dans la peau d’un homme calme et marqué. Il a été fort inspiré par Kinji Fukasaku, un pionnier dans le film de Yakuza, à qui il rend hommage dans Sonatine. Beat Takeshi joua d’ailleurs dans l’un des derniers films de Fukasaku, Battle Royale, où il incarne un professeur. Il a réalisé, entre autres, les films suivants : Violent Cop, Jugatsu, Sonatine, Hanabi, L’été de Kikujiro, Aniki mon frère, Dolls, Zatoichi… On peut aussi noter que jusqu’en 2002 avec Dolls, le principal compositeur des musiques de ses films a été Joe Higashi.

Il faut aussi préciser qu’il a sorti quelques albums en tant que chanteur au Japon et qu’il a peint pendant sa convalescence en 1994. On retrouve beaucoup de ses peintures tout au long du film Hanabi. Pour l’anecdote il a même sorti un jeu vidéo sur Famicon (la NES) au Japon uniquement en 1986. Le but du jeu était d’accomplir des actions impossible comme frapper un boss 20 000 fois, ou chanter 1 heure sans s’arrêter avec le micro de la NES, appuyer 4 heures sur la touche Select ! Sur l’écran titre on lit “Ce jeu a été réalisé par quelqu’un qui déteste les jeux vidéo.” :D

Rashōmon (羅生門) est connu pour être un film de Akira Kurosawa, sorti en 1950 en noir et blanc. Il est inspiré de deux nouvelles d’Akutagawa Ryōnosuke : Rashōmon et Dans le fourré. Ce sont deux nouvelles parues respectivement en 1914 et en 1922, qui ont été réunies pour les besoins du films.

Dans le Japon féodal, à l’époque Heian, aux alentours du Xème siècle, pendant une guerre civile, un lieutenant de police reçoit plusieurs versions d’un meurtre qui a été commis dans un fourré, dont celle de l’assassin, de la veuve de la victime, d’une sorcière. Le film commence sous la porte Rashō, connue pour être un cimetière à ciel ouvert. L’assassin est interprété par le brillant Toshirō Mifune (1920-1997) qui a joué aussi dans Entre ciel et terre et les 7 samouraïs.

Takashi Miike (崇史 三池) est un réalisateur japonais né en 1960 près d’Osaka. Il a réalisé plus de cinquante oeuvres pour le théâtre, le cinéma et la télévision depuis ses débuts en 1991. Il entre à 18 ans à l’Academy of Broadcasting and Film de Yokohama et en ressort diplômé. Il fait ses débuts à la télévision en réalisant quelques téléfilms.

Dans les années 1990 il réalisa plusieurs films sortis directement sur cassettes vidéo, appelés V-cinéma. En 1994, il se rend célèbre avec le film Les apprentis de Shinjuku, un film de yakuza. Il réalisera d’autres films de yakuza dont la trilogie Dead or Alive. Il réalisa différents films aux styles très éloignés, ne pouvant classer réellement chacune de ses réalisations dans un style bien précis, tant le passage d’un genre à un autre saute aux yeux. On peut citer le cynique Audition (1999), l’ultra violent Ichi the Killer, adapté d’un manga (2001), le bizarre Gozu (2003), le dérangeant Chakushin Ari (2003) et plus récemment l’historique Izo (2004) inspiré de faits du début de l’ère Meiji.

Akira Kurosawa (黒澤 明) était un réalisateur, producteur et scénariste japonais. C’est sûrement le cinéaste nippon le plus connu à l’étranger de part la richesse, la profondeur et la diversité de ses films. Il a influencé beaucoup de réalisateurs. Il est né en 1910 à Omori (un quartier de Tōkyō) et il est mort en 1998 à Tōkyō. Il a connu l’ère Meiji (1868-1912), l’ère Taishō (1912-1926), l’ère Shōwa (1926-1989) et l’ère Heisei (1989).

Benjamin d’une famille de 7 enfants, il descend d’une illustre famille de samouraïs. Il a reçu une éducation stricte de son père, un ancien militaire. Son enfance fût marquée par plusieurs drames, la mort de sa soeur, le suicide de son frère et le tremblement de terre du Kantō de 1923 qui détruisat en grande partie Tōkyō. Il se passionne pour la peinture et le cinéma, dont il acquiert une solide culture grâce à son père cinéphile et son frère qui est benshi (commentateur de films muets).

Il réalise son premier film à 33 ans en 1943 dans un climat de censure : la légende du grand judo, qui connaît un grand succès au Japon. Dans ses films il cherchait à décrire des aspects de la société humaine. Il dépeignit entre autres, la maladie (Vivre), des fresques féodales (Les 7 samouraïs)… En 1950, Akira Kurosawa connaît la consécration à l’âge de 40 ans quand il réalise Rashōmon, adapté d’une nouvelle d’Akutagawa, qui connaît un succès énorme en Europe et aux Etats-Unis. Le film remporte un Lion d’or à la Mostra de Venise en 1951 et l’Oscar du meilleur film étranger. D’un point de vue technique, il a utilisé des téléobjectifs pour filmer les acteurs de loin sans les troubler. Il a aussi beaucoup utilisé la technique du volet comme transition entre deux scènes, ce qui influença George Lucas (pour Star Wars par exemple).